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Coronalert

Quand design, technologie et urgence sanitaire se rencontrent

Comment tout a commencé

Début 2020, j’avais quitté Carrefour pour rejoindre les équipes de Brussels Airport. Au moment même où je démarrais, la Belgique entrait en confinement COVID-19. L’aéroport s’est retrouvé vide, et j’ai été mise en chômage partiel.

Cette situation m’a poussée à relever un défi inédit : avec l’équipe de Devside, nous avons répondu à un pitch national pour développer une application de contact tracing. Nous avons remporté l’appel d’offres — face à des acteurs majeurs comme SAP et Proximus. S’en est suivi un travail intense, de jour comme de nuit, porté par une équipe soudée, un enjeu humain majeur et un vrai défi technique.

Illustration de projet Coronalert
Architecture et design system de l’app

Pourquoi et comment nous avons construit Coronalert

À l’été 2020, la Belgique craignait une deuxième vague : reprise du tourisme, universités ouvertes, hausse des contaminations. Il fallait une solution rapide, efficace et respectueuse de la vie privée.

Le projet a été porté par le Comité interfédéral Testing & Tracing, en collaboration avec des experts dont le Pr. Bart Preneel (KU Leuven) et le Pr. Axel Legay (UCLouvain / ULiège), ainsi que Sciensano, les Régions, des juristes et des spécialistes de la protection des données.

Côté technique, nous avons utilisé l’API Exposure Notification (Google/Apple), basée sur le protocole DP-3T, garantissant l’anonymat et une architecture décentralisée. Pour accélérer, nous avons aussi réutilisé une partie du code de la Corona-Warn-App allemande : un gain de temps et de budget considérable, avec une base éprouvée et stable.

Mon rôle dans le projet

Avec l’équipe Devside, j’ai pris en charge la conception de l’expérience utilisateur et du design visuel de Coronalert. Mon défi : partir de l’app allemande pour en faire un outil adapté au contexte belge sur un timing très court, à savoir :

  • Créer une identité graphique et un design system clair.
  • Simplifier des parcours complexes en une expérience accessible et rassurante.
  • Adapter le contenu et le ton au public belge diversifié et multilingue.
  • Collaborer avec développeurs, juristes et experts santé pour garantir le respect des contraintes techniques, légales et humaines.

Mon objectif n’était pas seulement de livrer une application fonctionnelle et un site internet facile d'utilisation, mais de faire en sorte qu’elle soit adoptée et comprise par le plus grand nombre — parce que son efficacité dépendait directement du nombre d’utilisateurs.

Jalons et résultats du projet
Travail d’équipe et livrables

Ce que cette aventure dit de moi

  • Capacité à travailler sous pression, avec rigueur et empathie.
  • Collaboration avec des équipes gouvernementales, scientifiques, techniques et juridiques.
  • Mise en œuvre d’une technologie complexe, décentralisée et privacy-friendly.
  • Livraison rapide d’une app à grande échelle, utilisée par des millions de Belges.
  • Volonté d’apporter ma contribution à la gestion d’une crise qui nous a tous touchés.

Cette expérience a été intense et enthousiasmante. Elle m’a appris à collaborer avec les pouvoirs publics, des scientifiques et des équipes techniques, et m’a surtout rappelé pourquoi je fais ce métier : créer des outils utiles, concrets, qui ont un impact réel sur la vie des gens.

Coronalert m’a fait grandir — humainement et professionnellement — et a renforcé ma conviction que le design doit servir le bien commun.

Résultats & moments clés

  • Début septembre 2020 : lancement de la procédure publique.
  • 30 septembre 2020 : mise en ligne officielle, avec plus de 400 000 téléchargements en 24 h.
  • Fin 2020 : plus de 2 millions de téléchargements (≈ 20 % de la population).
  • Fonctionnement via Bluetooth : échanges d’identifiants anonymes, alertes en cas de contact prolongé avec une personne positive — sans identité ni localisation.
  • Début 2021 : interopérabilité européenne avec les apps d’autres pays (Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas…).

L’application a été désactivée fin 2022, avec l’évolution des stratégies de test et la décrue de l’épidémie. Elle a toutefois pleinement rempli sa mission : alerter rapidement, réduire les chaînes de contamination et protéger la population pendant les vagues les plus critiques.

résultats du projet